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Un regard sur Shanghai

Autore: Cinzia Pierantonelli
Lingue: Francese
Cinzia Pierantonelli A travers les rues de Shanghai, entre forts contrastes, mille bicyclettes et magasins chics. (16/05/2005) Traduit de l'italien par Amélie Ragot Le décor défile à folle allure : un paysage humain insolite fait de maisons basses, selon une architecture qui rappelle parfois celle du Nord de l’Europe et surtout celle des Pays Bas, un pays plat, quelque peu aride et monotone. Mais déjà l’on approche les premiers gratte-ciels de Shanghai et l’on pénètre dans un tout autre monde. Quelques arrêts de métro suffisent pour revenir à la lumière du jour directement sur la place du Peuple. Il apparaît évident que les Chinois ont décidé d’égaler les Allemands, avec leur aide, et ils essaient de nous faire comprendre qu’ils sont en voie d’y parvenir. Shanghai est scindée en son centre par le fleuve Huangpu, sur lequel se jettent deux ponts sans fin. Le Yangtze s’y déverse pour rejoindre la mer de Côte Orientale, et une promenade le long du fleuve nous offre une vue d’horizon de toute beauté. Le quartier du Bund est stupéfiant de nuit comme de jour, et laisse le visiteur déconcerté face à un tel étalage de modernité, toujours plus prononcé. C’est là que commence la rue Nanchino, le paradis du lèche-vitrine, avec ses magasins élégants et dernier cri, mais qui viennent à point nommé pour quiconque aime négocier les prix. En effet, les commerçants négocient jusque dans les magasins appartenant aux chaînes de l’Etat. Les nuances de lumières ne sont pas sans rappeler celles traditionnelles d’une Chine connue de tous, et à partir de cet instant, le contraste entre le caractère vieux et neuf de la ville sera d’autant plus saisissant. Les mille bicyclettes qui se fraient un chemin le long des vastes rues d’un centre ville immense, mêlées aux berlines flambant neuves, nous rappellent l’effort d’une ville qui, dans sa soif de grandeur, subit une transformation lente et laborieuse, mais aussi rapide et légère, et qui, n’en pouvant plus d’attendre, use de tous les moyens, alliant sagesse des anciens et techniques d’avant garde. D’ailleurs, certaines entreprises automobiles étrangères réalisent leur plus grand profit sur le marché chinois. Chacun, cycliste ou automobiliste, éprouve la même fierté de savoir qu’ils sont sur la voie de la réussite. Cinzia Pierantonelli
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